Vendée - L'épopée des géants

Livre

 

Vendée 1793-1794

Crime de guerre ? Crime contre l'humanité ? Génocide ?

Une étude juridique de Jacques Villemain

 

 

Jacques Villemain, diplomate et juriste, a travaillé pendant plusieurs années sur ce sujet en relisant tous les travaux des historiens.

 

Pour la très grande majorité des Vendéens, cette question ne se posait plus. Il restait, cependant, quelques historiens pour nier la volonté génocidaire du Comité de salut public dirigé par Robespierre et l’exécution sanglante du crime de génocide en Vendée militaire par les colonnes infernales de Turreau, à partir de janvier 1794.

Le mot « génocide » n’existait pas à l’époque de la Révolution française. Il n’existait pas, non plus, lors de la Shoah ou pendant le massacre des Arméniens par les Turcs.

Le crime de génocide a reçu, depuis, une qualification juridique extrêmement précise qui a permis les jugements des génocides du Rwanda ou de Srebrenica.

Jacques Villemain, diplomate et juriste, a travaillé pendant plusieurs années sur ce sujet en relisant tous les travaux des historiens, qu’ils considèrent la réalité du génocide ou qu’ils la nient, et en reprenant les faits et les écrits de ceux qui donnaient les ordres et de ceux qui les exécutaient. Il les a comparés aux jugements des massacres contemporains.

Sa conclusion est limpide : si l’on jugeait avec les critères actuels, devant un tribunal international, les exactions des colonnes infernales, le crime de génocide serait avéré et les responsables condamnés. Pour l’auteur, le massacre des Lucs-sur-Boulogne suffirait, seul, à qualifier la terrible répression de génocide. 

Écrit dans une forme très abordable, facile à lire, pédagogique, cet essai juridique doit trouver sa place dans toutes les bibliothèques vendéennes et françaises. Il met un terme définitif à toutes les approximations sémantiques des historiens partisans. 

 

Vendée 1793-1794 – Crime de guerre ? Crime contre l’humanité ? Génocide ? Une étude juridique de Jacques Villemain

Les Éditions du Cerf, 320 pages, 24 euros

 

(Souce : Boulevard Voltaire)

 

Lucrèce Mercier

 

Nous apprenons avec plaisir que la ville de Château-Gontier va donner le nom de Lucrèce Mercier à une voie interne du lotissement du "Clos des Ursulines". La jeune Lucrèce est la soeur de Pierre Mathurin Mercier qui a rejoint l'armée vendéenne en 1793. Fiancée à Georges Cadoudal, un ami de son frère qui sera tué au combat, elle est entrée au couvent des Ursulines sous le nom de soeur Sainte-Paule.

 

"Fille d'un aubergiste de la Mayenne et sœur de Pierre Mercier La Vendée, fidèle lieutenant de Cadoudal, Lucrèce Mercier rencontre pour la première fois le chef chouan à 17 ans et elle a, avec lui, une idylle. Les fiançailles sont bénites en attendant le mariage après la paix. Belle et pieuse, d'esprit distingué, Lucrèce reste dans l'ombre et ne sera jamais une " amazone de la chouannerie ". Cadoudal exécuté en 1804, elle entre au couvent. Elle meurt en pressant sur ses lèvres, dit-on, un reliquaire dont son fiancé lui a fait présent."

(Source : Jean de La Varende : Cadoudal, éditions françaises d'Amsterdam, 1952)

 

 

L'entrée de l'hôtellerie du Louvre, rue Trouvée, où le chef chouan Georges Cadoudal et Lucrèce Mercier se sont rencontrés, à la fin du XVIIIe siècle

 

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Vendée - L'épopée des géants

 

Figaro histoire

 

Nous vous informons de la publication du numéro 26 du Figaro Histoire de juin et juillet 2016 concernant l'histoire des guerres de Vendée et de la Chouannerie. Ont contribué aux divers articles de ce magazine : Philippe Pichot-Bravard, Philippe de Villiers, Reynald Seycher, Clément Mesdon, Pierre de La Taille, Philippe Maxence, Geoffroy Caillet et Albane Piot.

 

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Quelle destination donner aux ossements des victimes

découverts au Mans en 2009 ?

 

 

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Bataille du Mans - 13 décembre 1793

Jean Sorieul 1852

 

 

Que faire pour les soldats inconnus du Mans ?

Que faire des 159 victimes des Guerres de Vendée découverts en 2009 ? Les fouilles ont été interrompues à la fin du mois de septembre 2010. A l'heure où s' achève l' étude scientifique près de Nantes, la question de leur sépulture fait encore débat.

Neuf fosses comblées à la chaux, où reposent les ossements de 159 corps, sous le bitume, c' est la découverte faite, place des Jacobins : 70 hommes, 38 femmes et 41 enfants. Parmi les adultes, deux tiers sont des hommes et un tiers des femmes, détaille Elodie Cabot, anthropologue à l' INRAP, institut national de recherches archélogiques préventives, à Carquefou.

 

Photo

 

Les ossements sont aujourd'hui méthodiquement entreposés dans une salle de l' INRAP. Des dizaines de caisses grises contiennent chacune un squelette. Beaucoup de crânes comportent les traces d'entailles faites avec des objets contondants. Les victimes ont été ensevelies sans souci "d' appartenance" à l'un ou l'autre camp. Il est donc difficile de les différencier. Même les marqueurs vestimentaires sont ambiguës, puisque les chouans récupéraient souvent les effets militaires des républicains. La disposition anarchique des corps, évoque des sépultures creusées dans l'urgence, sans plus d' intention funéraire.

(Source : extraits du journal Ouest-France 9-10 janvier 2016)

 

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Pourquoi le sujet fait-il débat ?

Le souvenir des guerres de l'Ouest est encore vivace en certains lieux. Là où les scientifiques parlent de "collections à l'intérêt majeur", les descendants voients les restes de leurs propres aïeux massacrés au nom de la République terroriste de 1793. La désinformation d'état, l' oubli manifeste et volontaire décidé par l'Education Nationale dans les manuels d'histoire, mais également la désinformation propre à ce sujet par de pseudos historiens partiaux, ont contribué à cette situation !

 

300px scene de la guerre des chouans

 

Notre avis

Certaines associations Vendéennes ont pris contact avec nous à ce sujet, pour nous demander notre avis. Voici le texte de la lettre que nous leur avons adressé :

"Chers amis Chouans et Vendéens,

Nous pouvons comprendre le souhait des Vendéens de rapatrier les vestiges de leurs ascendants victimes des massacres du Mans, encore qu’une inhumation digne (croix ou dalle) sur le site de leur sacrifice prendrait une valeur autrement symbolique d’hommage à tous ces malheureux réunis dans la mort pour la défense de leur noble cause. C’est d’ailleurs ce qui est réalisé après toutes les grandes batailles, dont l’exemple très actuel est Verdun.

On ne saurait en revanche imposer un tel transfert aux restes des combattants Chouans qui participèrent à la Virée de Galerne. Cela ne pourrait s’opérer qu’au mépris des faits historiques ; ils représentaient en effet une contribution importante à l’épopée Vendéenne : une troupe de 5000 volontaires avec femmes et enfants, aux ordres d’un chef prestigieux, le prince de Talmont. C’est ainsi que périt au Mans la mère de Jean Chouan qui avait accompagné Pierre, Jean, François et René, ses quatre fils…

Même en tenant compte d’éventuelles recherches ADN supplémentaires, il nous semble bien délicat d’effectuer le tri des ossements, sachant en plus qu’il s’y trouvait, d’après les résultats des fouilles récentes, des dépouilles de soldats républicains. Enfin, l’accord préalable des spécialistes de l’INRAP serait en tous cas indispensable.

Pour toutes ces raisons, il nous parait opportun, avant toute décision, d’établir une concertation entre les associations du souvenir de « l’Ouest militaire » concernées et destinataires du présent message.

Avec l’expression des sentiments bien cordialement dévoués de l’Association du Souvenir de la Chouannerie du Maine."

 

Talmont 1

Prince Philippe de Talmont

par Léon Cogniet

 

 

 

 

 

 

 

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